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Le photographe et son matériel

J'aime utiliser du matériel haut de gamme. Pas vraiment parce qu'il m'apporte les derniers développements technologiques, mais surtout parce qu'il garantit une robustesse et une qualité de finition exceptionnelle. Comme mes moyens financiers ne sont pas infinis, j'ai pris pour habitude d'acheter le plus souvent possible du matériel en fin de vie, dont les constructeurs bradent les derniers exemplaires. Le plus bel exemple d'économie que j'ai pu réaliser ainsi a été l'achat du Sigma SD1, initialement commercialisé à plus de 9000$, et que j'ai fini par acheter neuf lors d'un black friday d'Amazon pour 1000 €...
Ceci dit, cette méthode ne marche pas toujours aussi bien, le leica M9, même en fin de carrière, m'a tout de même coûté fort cher...

Le temps des Pentax

Mon premier appareil "sérieux" a été un Pentax ME Super. Il s'agissait d'un reflex non autofocus que mes parents m'ont acheté en 1980.

C'était un excellent appareil, de la famille Pentax M (le haut de gamme était le Pentax MX, légendaire chez les Pentaxistes), qui succédait à la gamme K. Il supportait d'ailleurs tous les objectifs à baïonnette K, qui, soit dit en passant, sont toujours compatibles avec les boitiers Pentax actuels. Pour cette gamme, Pentax avait développé la gamme KA, qui était mécaniquement semblable à la gamme K, mais un couplage mécanique permettait la commande du diaphragme par le boitier. L'obturateur à lamelles fonctionnait de 1/2000 à 4s. On pouvait l'utiliser soit en mode automatique priorité au diaphragme, soit en mode manuel. La mise au point se faisait à l'aide d'un stigmomètre (connu en France sous le nom de télémètre Dodin). Le stigmomètre, pour ceux qui sont trop jeunes pour l'avoir connu, est un dispositif ingénieux, constitué d'un petit cercle placé au milieu du verre de visée sur lequel est gravé un prisme double.

Lorsque la mise au point n'est pas bonne, les rayons ne coïncident pas, et l'image apparait décalé. Lorsque la mise au point est faite, les deux parties de l'image sont alignées.

Le stigmomètre, tout comme le télémètre que l'on trouve, par exemple, sur les Leicas, permet de faire la mise au point parfaitement, même dans l'obscurité. A titre personnel, je trouve le stigmomètre plus précis que le télémètre; il peut d'ailleurs s'utiliser à toutes les focales, là où même les meilleurs télémètres Leica peinent à dépasser les 135mm. Evidemment, le stigmomètre ne peut s'employer que sur des appareils reflex, ce que ne sont pas les Leicas. Aujourd'hui, ce système me manque encore parfois, même sur des engins haut de gamme équipés d'autofocus performants, mais qui, quoi que l'on en dise, "grattent" pas mal dans l'obscurité...

A titre indicatif, il a existé pendant quelques années quelquesdes passionnés qui proposaient des verres de visée à stigmomètre, même pour des reflex numériques comme KatzEye Optics, mais ils ont fini par fermer boutique.

Je suis resté longtemps fidèle à Pentax. Le ME Super a été remplacé en 1988 par un SFX-N, mon premier appareil autofocus.

Le SFXn appartenait à la gamme des Pentax SF, qui succéda à la gamme A, qui avait elle-même remplacé la gamme M (la gamme P, plus bas de gamme, est développée en parallèle). Il permettait d'utiliser les objectifs de la gamme K et KA, mais pour pouvoir utiliser l'autofocus, il m'a fallu acheter des objectifs de la nouvelle gamme KAF. Pentax avait choisi de laisser le moteur dans le boitier, et le couplage se faisait par le biais d'une vis. Ce système a perduré durant des années chez Pentax. Il garantissait d'ailleurs une fiabilité quasi totale des objectifs car tous les couplages restaient mécaniques.

Le SFXn avait d'autres qualités, comme un moteur d'entrainement tournant à 2.2im/s, un flash intégré, etc. Il s'agissait d'un bel engin, lourd et compact, qui laissait une impression de grande solidité. Je l'ai revendu après 10 ans de bons et loyaux service. Il marchait toujours parfaitement.

En 1998, le SFXn a été remplacé par un MZ-5N.

Je reprochais essentiellement au SFXn un autofocus poussif et peu fiable. Le MZ-5N disposait quant à lui d'un système de mise au point SAFOX de dernière génération, qui était excellent dans la gamme amateur haut de gamme. C'était un appareil ultra-compact et léger, que l'on pouvait transporter partout sans se faire remarquer. Malheureusement, si le système de mise au point était efficace, le moteur de l'autofocus intégré au boitier rendait le MZ-5N lent par rapport aux merveilles des autres marques qui avaient transporté le moteur de l'autofocus dans l'objectif. Le temps de Canon était venu.

Précisons tout de même que j'avais acheté en complément de mes reflex un petit compact Minox GT-E. J'ai utilisé cet excellent petit appareil dans les pires conditions (il est allé de la vallée de la mort par +48 degrés au sommet du Saint Barthelemy en plein hiver par -20 degrés). Je l'ai aussi prété à un ami pour un trek d'un mois en Mongolie, coupé de toute accès à la civilisation. Pas d'électronique complexe, une pile pouvait durer plusieurs mois...

Le Canon EOS3

L'EOS3 a été mon premier appareil presque haut de gamme.

Il s'agissait grossièrement d'un EOS-1n monté dans un boitier plus léger. Il reprenait la quasi-totalité des caractéristiques de l'EOS-1n, avec en particulier un système autofocus à 45 zones ultra-sensible, qui pouvait aller jusqu'à f8 sur le collimateur central. Les collimateurs étaient commandés par l'oeil, une spécificité Canon, qui n'est pas réapparu sur les modèles ultérieurs (personnellement, j'ai réussi à faire fonctionner le système, mais je ne lui ai trouvé que peu d'utilité).

La mesure TTL se faisait sur 21 zones, avec mesure sélective et mesure multi-spot. Tous les modes possibles et imaginables d'automatisme étaient présents; en particulier, le mode Servo-AI, qui permet le tracking permanent d'un sujet, que j'ai pu tester en conditions réelles sur des terrains de football, et qui est réellement excellent.

Je n'ai toujours pas revendu mon EOS-3, et je continue même à m'en servir de temps en temps. Mais de moins en moins...

Premiers objectifs Canon

Le Canon 28-135 IS USM

Le but premier était tout de même l'utilisation des objectifs de la gamme Canon. Mon premier achat fut le "célèbre" 28-135 IS USM.

Cet objectif disposait non seulement d'un moteur USM (motorisation ultrasonique intégré à l'objectif), mais aussi du système de stabilisation d'image Canon. C'était un excellent objectif de transition entre la gamme amateur et la gamme pro Je l'ai revendu lorsque j'ai acheté le 1Ds MarkII, qui ne pardonnait rien aux objectifs. J'ai fait avec lui des photos de très bonne qualité, et il couvrait sur un appareil plein format une plage de focale très intéressante.


Canon EOS-300D - Canon 28-135 IS USM

Le Canon 75-300 USM

Son complément a rapidement été le 75-300 USM.

Cet objectif était clairement de moins bonne qualité que le 28-135. L'USM était moins rapide et moins réactif, et la qualité optique inférieure. Je l'ai cependant emmené régulièrement sur les terrains de football, pour des résultats somme toute honorables...


Canon EOS-300D - Canon 75-300 USM

Le Vivitar 19-35

Pour couvrir le grand angle, j'avais également acheté un Vivitar 19-35.

Il s'agit du grand angle du pauvre, il est faible sur les bords, mais il faisait un bon objectif pour un appareil numérique APS-C.


Canon EOS-300D - Vivitar 19-35

J'ai continué à faire de l'argentique pendant de nombreuses années. Je ne suis passé au numérique que tardivement.

L'EOS 300D

Je n'ai pas été véritablement convaincu au début par l'arrivée des appareils numériques. J'ai testé quelques compacts (en particulier un Minolta F100), et j'en ai retiré une mauvais impression: appareil faisant camelote, autofocus poussif, bruit excessif à partir de 200 ISO. Quant aux reflex numériques, ils étaient chers, et j'étais habitué à du haut de gamme avec l'EOS3, et donc peu disposé à passer à du matériel ne disposant pas des automatismes et de l'autofocus de l'EOS3. D'autre part, je m'étais équipé d'un scanner de diapositives, et ne voyais pas la nécessité de passer au numérique.

J'ai fini par me laisser convaincre par un ami qui fait de la photographie professionnellement, et j'ai acheté le reflex le moins cher que j'ai pu trouver, le Canon 300D.

Le but était de disposer d'un second boitier qui me permettait en même temps de tester les possibilités du numérique. Le 300D m'a agréablement surpris au niveau de la qualité de l'image. En revanche, je me suis vite rendu compte des faiblesses de la bête par rapport à mon EOS3: autofocus relativement poussif, incapacité à réaliser des rafales suffisamment longues, etc, etc. L'appareil était d'autre part bridé par rapport à son grand frère presque jumeau, le 10D. Enfin, et ce défaut était presque rhédibitoire, l'utilisation d'un capteur petit format APS-C me condamnait à ne pas travailler en dessous d'un équivalent 28mm.

La question s'est donc rapidement posé de lui trouver un remplaçant "full-frame"...

Un entracte: l'Epson RD-1

L'Epson RD-1 est une curiosité; premier appareil utilisant un télémètre et compatible avec les objectifs leica M, il est fabriqué par Epson en 2004, alors que Leica n'a pas encore fabriqué d'appareil numérique. Sa carrière sera courte (3 ans à peine) et il aura peu de succès. Je l'ai acheté d'occasion pour un prix tout à fait raisonnable. J'ai acheté également d'occasion un voigtlander 50mm, beaucoup moins cher que les objectifs Leica.

Je me suis beaucoup amusé avec cet appareil. Il était extrêmement discret et léger, facile à emmener sur les marchés. Là où un réflex peut générer des mouvements de mauvaise humeur, le RD-1 reste presque invisible. Il m'a aussi accompagné en montagne lorsque je n'avais pas envie d'emporter quelques kilos dans mon sac.


Epson RD-1 - Voigtlander 50mm

Il est clair que l'image n'est pas des plus piqués, mais elle reste malgré tout tout à fait correcte comparé au 300D. Le seul défaut de ce boitier est qu'il a commencé à me communiquer le virus des appareils télémétriques de type Leica...

Le Canon 1Ds MarkII

Après l'entracte du RD-1, le passage du 300D au 1Ds Mark II ne s'est pas fait sans hésitation. J'ai tout d'abord essayé l'appareil grace à un ami qui l'employait dans le cadre professionnel, et qui a fini par me décider. J'ai longtemps hésité entre cet appareil et l'EOS-5D, mais le 5D n'avait pas les capacités de mon EOS-3 au niveau autofocus, et j'avais dans l'idée qu'acheter cet appareil était un investissement raisonnable sur le long terme, ce qui s'est révélé relativement inexact... En fait, les habitudes prises dans le monde de l'argentique ne se transportaient pas dans le monde numérique, surtout lors de l'explosion du domaine, quand les progrès technologiques étaient particulièrement rapides. Cette course s'est fortement ralentie quand les reflex "full frame" ont atteint la résolution maximale pour ce format (globalement autour de 50 MPix), en raison de la diffraction (voir l'article sur la diffraction sur ce même site). Certes l'arrivée des capteurs BSI a permis d'améliorer les performances en basse lumière, mais même cette course s'est également ralentie. Les fabricants ont fini par inventer les appareils hybrides pour tenter de relancer les ventes, sans parvenir à me convaincre de l'utilité profonde de ces objets.

La qualité des photographies était exceptionnelle après le 300D; en passant de 6 MPix à 16 MPix, on atteignait, voire dépassait en terme de résolution le niveau des meilleures pellicules argentiques, en particulier celui de ma pellicule préférée, la Velvia 50. Avec le 1DsM2, j'ai pris définitivement le virage de l'argentique vers le numérique.


Canon EOS-1DsMII - Canon 24-70 f/2.8 L

L'autofocus était aussi excellent (pas nécessairement aussi bon cependant que sur certains Nikons haut de gamme que j'avais eu l'occasion d'essayer).
En revanche, l'animal était fragile au niveau du capteur. Mon ami a du le renvoyer chez Canon au bout de quelques mois d'utilisation (une ligne sur huit était bruitée), et personnellement mon appareil exhibait au bout de quelques mois également un nombre impressionnant de pixels "chauds" qui supportaient fort mal les poses longues et les hautes sensibilités (pas de problème en dessous du 1/10).

D'autre part, pour un utilisateur "amateur avancé", il s'agissait d'un appareil sur-dimensionné. Il pèse extrèmement lourd comparé à un EOS-3 (ou un EOS-5), est très encombrant, et terrorise facilement les gens qui se sentent agressés par le monstre quand ils se retrouvent dans le champ. Au bout du compte, une expérience mitigée.

Les objectifs pour aller avec le 1Ds...

Une fois le 1DsM2 acheté, il a fallu se rendre rapidement à l'évidence: un capteur de 16 MPix ne peut fonctionner qu'avec des objectifs de très haute qualité. La majorité des objectifs à focale fixe fonctionnent parfaitement avec le 1Ds; ce n'est pas le cas des zooms. Il a donc fallu renouveler la gamme...

Le Canon 50mm f/1.8

Cet objectif n'est qu'un bout de plastique de quelques grammes qui est vendu par Canon à un prix ridicule.

Il est pourtant d'une qualité optique tout à fait remarquable. Pour l'avoir comparé à un 50mm f/1.4, je ne peux en dire que du bien. Certes, mon modèle exhibe un certain décentrement, mais il est piqué du centre aux bords, et est remarquablement lumineux. Je le conseille sans presque aucune réserve.

Le Sigma 105 f/2.8 Macro

Il s'agit là aussi d'un objectif à focale fixe.

Cet objectif est parfaitement passé sur mon 1Ds MarkII. Il permet de faire des photographies macro d'une qualité tout à fait remarquable.


Canon EOS-1DsMII - Sigma 105 f/2.8 EX Macro

Il faut cependant bien voir que la profondeur de champ avec un objectif utilisé en macro est ridicule sur le 1Ds MarkII (voir le chapitre sur le calcul de la profondeur de champ). Il faut donc utiliser l'objectif ouvert à f/12 (au dessus la diffraction devient trop importante), parfaitement stabiliser l'appareil et surtout bien le placer dans un plan exactement parallèle au plan de l'objet que l'on souhaite photographier. Après quelques années d'utilisation, cet objectif a malheureusement rendu l'ame (problème mécanique au niveau d'une roue d'entrainement). C'est le seul objectif qui m'a joué ce tour là. Un mauvais point pour Sigma. Il faut noter que les nouveaux objectifs Sigma utilisent maintenant des moteurs ultrasoniques.

Le Canon 24-70 f/2.8L USM

Le 24-70 f/2.8L a été mon premier gros achat en terme d'objectif.

Il était relativement cher, mais la qualité de l'objectif justifiait pleinement le prix. En dehors d'une très légère mollesse à pleine ouverture, l'image est piquée, avec une distorsion très faible, et ce à toutes les focales.


Canon EOS-1DsMII - Canon 24-70 f/2.8 L

Le 24-70 était à l'époque de sa sortie un des meilleurs trans-standard grand angle existants. Notons cependant que là aussi avec la montée en gamme des capteurs, en particulier avec le 5DsR (voir plus loin) le 24-70 première génération a touché ses limites...

Le Canon 17-40 f/4L USM

L'achat du 17-40 f/4L n'a pas été aussi "clair" que celui du 24-70. En effet, cet objectif était en balance avec le 16-35 f/2.8L, beaucoup plus cher, mais plus lumineux et en principe meilleur...

J'ai eu la chance d'essayer les deux objectifs. La différence entre les deux était à mes yeux, minime, et ne justifiait pas la différence de prix. Le 16-35 permet effectivement de gagner un diaphragme, mais c'est un type d'objectif que j'utilise presque exclusivement pour des photographies d'extérieur, généralement en pleine luminosité.

D'autre part, au niveau de la qualité optique, le 16-35 me semble plus sujet au "flare" que son petit frère. Le 17-40 permet de faire des photographies tout à fait correctes, pour un prix bien inférieur.


Canon EOS-1DsMII - Canon 17-40 f/4 L

Certes, l'image est moins piqué que celle du 24-70, mais elle reste tout à fait acceptable.

Il faut noter que Canon a depuis sorti de nouvelles versions du 16-35 dont nous reparlerons, le 17-40 ayant aussi atteint ses limites quelques années plus tard.

Le Canon 70-300 f/4.5-5.6 DO IS USM

Voilà un des objectifs les plus controversés qui soit. Il appartient à la série DO des objectifs utilisant des lentilles diffractives. Ce procédé permet de diminuer considérablement le poids et la taille des objectifs, tout en conservant (en principe) une qualité optique exceptionnelle. Il faut noter que les tentatives de Canon dans ce domaine ont fait long feu: à ma connaissance, seuls trois objectifs (celui-ci et le 400m f/4 DO IS en version 1 et 2) ont été développés par Canon.

J'étais très hésitant quant à l'achat de ce zoom. Ce n'était pas tant l'ouverture très quelconque qui m'inquiétait (je suis circonspect sur la véritable utilisabilité des grandes ouvertures pour des télézooms sur les capteurs à haute définition, en raison de la profondeur de champ qui devient ridicule: à f/2.8 et à 5m, la profondeur de champ d'un 300mm est de l'ordre de 1cm!). Mais cet objectif était accompagné d'une réputation "sulfureuse", qui l'accusait en particulier d'une forte propension au "flare".

Après plus de 10 ans d'utilisation, force est de constater qu'il ne quitte quasiment jamais mon sac lorsque je pars en voyage.


Canon EOS-1DsMII - Canon 70-300 f/4.5-5.6 DO IS USM

C'est un objectif qui a beaucoup de défauts; il a tendance à tirer la colorimétrie sur le jaune, et il manque clairement de micro-contraste. Le stabilisateur optique est supposé moins efficace que celui d'autres modèles Canon, et la bague de zoom est un peu dure.
Mais il est ultra-compact et ultra-léger. D'autre part, en post traitement numérique, une partie des défauts sont remarquablement bien corrigés par des logiciels comme DxO PhotoLab. En photographie argentique, il serait probablement inutilisable, mais dans le monde numérique, il est tout à fait acceptable. Et lorsque vous partez en voyage pendant 15 jours, où vous allez faire plusieurs kilomètres de marche par jour, vous avez du mal à ne pas le mettre dans le sac à la place d'un concurrent pesant 2 fois.
Canon a arrêté la production du 70-300 DO en 2017, et la seule alternative est le 70-300mm f/4-5.6 USM L IS qui est 50% plus lourd et 50% plus long (avec certes une meilleure qualité optique, mais l'écart n'est pas si formidable que ça si on en croit les tests fait par Optical Limits).

Le Canon 70-200 f/2.8L IS USM

Parfois on commet des erreurs, et l'achat du 70-200 f/2.8L IS USM en fut une. Certes pas au niveau de la qualité d'image; comme on peut le voir ci-dessous, il s'agit d'un objectif disposant d'un remarquable piqué.


Canon EOS-1DsMII - Canon 70-200 f/2.8L IS USM

Le problème est que le seul véritable intérêt de cet objectif est la photo de mariage ou d'évènements du même type. Je crois ne l'avoir utilisé d'ailleurs que dans ces conditions particulières; il est en effet très lumineux, ce qui permet de travailler en intérieur sans flash, et la portée de 70 à 200mm est parfaite dans ces circonstances. Le problème est que je fais assez peu de photos de mariage...

J'ai essayé d'améliorer son utilisabilité en l'équipant d'un doubleur de focale.

Malheureusement, les résultats n'ont pas été à la hauteur des espérances. En 400mm, la photographie est tellement dégradée que l'on peut obtenir presque le même résultat en photographiant en 200mm et en faisant doubler la résolution par photoshop. On peut voir ci-dessous d'ailleurs que l'image manque singulièrement de piqué.


Canon EOS-1DsMII - Canon 70-200 f/2.8L IS USM avec doubleur de focale

D'autre part, le 70-200 est déjà lourd dans sa version de base, il atteint avec le doubleur de focale presque le poids et la taille d'une 150-600, sans en avoir les qualités optiques... Errare...

Les flashes

On ne pouvait pas faire de photo sans flashes, et même souvent sans plusieurs flashes. Notons cependant qu'avec les appareils les plus modernes, il est devenu possible de tellement monter en sensibilité que l'utilisation du flash ne se justifie que dans des situations très particulières: macro-photographie, flash en fill-in en extérieur...
Ma collection de flash (peu utilisé aujourd'hui) s'est constitué au fil des années. Mon premier flash a été un flash Pentax. Je n'en ai malheureusement pas retrouvé la trace, et il n'apparaitra donc pas sur cette page.

Les flashes Metz 32 Z-2 et 32 MZ-3, et le multi-flash

Mon second flash a été un Metz 32 Z-2. Le système de flash Metz est intéressant, car il permet d'utiliser le flash sur n'importe quel appareil en changeant simplement le sabot adaptateur. J'ai acheté le MZ-3 beaucoup plus tard, comme complément pour faire de la photographie multi-flashes.
Il faut noter que la marque Metz n'a pas survécu à la photographie numérique; trois raisons à celà: d'une part, le moindre intérêt des flashs, d'autre part la volonté des fabricants de reflex numériques d'imposer leurs propres flashes en modifiant en permanence le firmware de leurs appareils rendant les flashs Metz incompatibles avec les nouveaux boitiers, et aussi l'arrivée de flashs chinois compatibles à très bas prix.

Le système Metz était un des premiers à permettre de faire de la photographie multi-flashes sans fil de façon relativement simple, là aussi grace au sabot adaptateur correspondant. Même des flashes anciens comme le 32 Z-2 parviennent à fonctionner avec des engins aussi moderne que le 54 MZ-3. Le système est certes "manuel" : les flashes utilisent leur propre cellule pour mesurer la luminosité, et le réglage de l'équilibrage de la puissance lumineuse se fait en jouant sur le réglage du computer du flash, en modifiant la valeur de la sensibilité ou de l'ouverture.


Canon EOS-1DsMII - Sigma EX 105mm - Multi-flash Metz

C'est un peu primitif, mais somme toute très efficace en "studio", lorsque l'on dispose de tout le temps nécessaire pour faire les réglages et les adaptations nécessaires.

Le Metz 45 CT-4

Le 45 CT-4 est un flash de la gamme "pro" de Metz.

Il peut se brancher sur un appareil par la prise synchro-X (cablage présent sur la photo), auquel cas il s'utilise avec le computer intégré. On peut également utiliser un sabot adaptateur déporté qui se fixe sur le contact flash supérieur de l'appareil. Dans ce cas, et sur les appareils argentiques, on obtient un automatisme TTL complet. En revanche, sur les appareils numériques Canon, le 45 CT-4 n'était pas compatible avec les systèmes E-TTL et E-TTL-II.

Ce flash m'a essentiellement servi pour les photos de mariage, à l'intérieur des églises.


Canon EOS-1DsMII - Canon 70-300 DO IS USM - Metz 45 CT-4

Il dispose d'un puissance redoutable, et, comme toutes les torches, le déport du flash par rapport à l'axe optique permet d'éviter le diabolique effet "yeux rouges", même avec de longues focales.

Ceci dit, l'utilisation simultanée du 45 CT-4, d'un zoom et du 1Ds aboutit à un ensemble pesant plusieurs kilos, et manipuler la bague du zoom, tout en tenant la torche et l'appareil, demande une gymnastique assez particulière...

Le Metz 54 MZ-3

Je ne suis pas un fanatique des flashes cobra. Cependant, je souhaitais disposer d'un flash acceptant les modes E-TTL et E-TTL-II des boitiers Canon. Le Metz 54 MZ-3 était à mes yeux un des meilleurs compromis qualité/prix.

Ce flash se synchronisait avec tous les automatismes des boitiers Canon lorsqu'il est équipé du sabot ad-hoc, y compris le High Speed Sync, le réglage automatique de la largeur du faisceau en fonction de la focale, etc... Il est bien entendu fort déconseillé de l'utiliser en éclairage direct (le flash "pleine poire" reste la marque de l'amateur maladroit...), sauf en fill-in. Canon a cependant tout fait pour saboter Metz, et les boitiers qui ont suivi le 1DsM2 ne fonctionnaient plus correctement avec le 54MZ3...


Canon EOS-1DsMII - Canon 70-300 DO IS USM - Metz 54 MZ-3 en fill-in

En éclairage indirect, il donne de bons résultats, mais il semble avoir de petits soucis avec le réglage de l'exposition (forte tendance à la surexp) lorsqu'il est utilisé avec un réflecteur de type "proche" monté directement sur le flash. Encore un coup de Canon?

Le Sigma EM-140 DG

L'utilisation d'un objectif macro sur un appareil comme le 1Ds oblige à travailler avec de petites ouvertures (f/11 à f/16) afin de récupérer une profondeur de champ acceptable. A ces ouvertures, il est indispensable de disposer d'un véritable flash macro.

Le flash sigma EM-140 DG est un excellent représentant de cette race. Il est relativement abordable, délivre une puissance honorable, permet un réglage séparé de la puissance des deux côtés, et était entièrement compatibles avec le mode E-TTL-II des boitiers Canon, au début... Là aussi, Canon a fait en sorte que les boitiers sortis après la commercialisation de ce flash ne soit pas compatible au niveau E-TTL et E-TTL-II. Ce n'est pas trop grave en macro-photographie, où les réglages sont bien souvent manuels, y compris pour la puissance du flash.


Canon EOS-1DsMII - Sigma EX 105mm - Sigma EM-140 DG

L'éclairement est uniforme et parfaitement maitrisé.

Je n'ai pas racheté de flash depuis de nombreuses années. Lorsque j'en ai besoin, j'ai suffisamment d'expérience pour arriver à "bricoler" en mode manuel ou en mode computer du flash avec mes vieux engins. Il est possible qu'avec le temps et la mort des condensateurs (le point faible de tous les flashs) il me faille me résoudre à en racheter un jour...

Un appareil de poche: le Nikon Coolpix 8400

On ne peut pas transporter avec soi un matériel aussi lourd et encombrant qu'un réflex numérique pro lors de toutes ses sorties. La même réflexion m'avait amené à acheter un Minox GT-E en argentique. En numérique, je me suis décidé pour un Nikon Coolpix 8400.

Ce qui a essentiellement motivé ce choix, c'est la plage de focale de l'appareil. Le Coolpix 8400 est un 24-85mm natif en mode 4:3, et la possibilité d'utiliser un grand angle était fondamental. Le deuxième critère de choix tout aussi important était la possibilité de récupérer des fichiers RAW, et non d'être limité aux traditionnels JPEG.


Nikon Coolpix 8400

Les photographies obtenues avec le 8400 sont de qualité relativement médiocres, avec en particulier un bruit très élevé, et un piqué moins que moyen. Cependant, pour des prises en extérieur et de petits tirages, cet appareil m'a servi de temps en temps. Ceci dit, avec le recul, son achat ne s'est guère justifié...

Le Canon 5D MarkII

Après plusieurs années passées avec le 1DsM2 et plus de 8000 photos, j'ai basculé sur le 5D Mark II. Plusieurs raisons à cela: une meilleure résolution (25 MPix contre 16 MPix), un plus grand écran à l'arrière, des batteries plus légères et aussi capacitives, de meilleures performances en basse lumière, et surtout un appareil beaucoup plus léger et moins impressionnant pour les sujets. Un autre facteur était la disponibilité du firmware modifié de Magic Lantern. Je n'étais pas vraiment intéressé par les capacités du 5DsM2 en terme de vidéos (je ne fais pas de vidéo), mais le firmware MagicLantern amenait tout un ensemble de possibilités, avec en particulier la réalisation automatique de "stacks" de photos en macrophotographie qu'il était ensuite possible de réassembler pour donner une impression spectaculaire de profondeur de champ.
Le 5DM2 était, je pense, un appareil relativement révolutionnaire; léger, bon (pour l'époque) dans les hauts ISO, avec des possibilités vidéo tellement exceptionnelles qu'il fut utilisé pour réaliser des films et des documentaires, ce fut un compagnon de longue route en ce qui me concerne, avec lequel j'ai fait plus de 12000 photos.


Canon EOS 5DMII - Canon 24-70 f/2.8 L

La montée en résolution entre le 1DsM2 et le 5DM2 n'a pas justifié de changer les optiques, qui étaient, au moins au début, parmi les meilleures de la gamme Canon. J'y ai tout de même fait une petite addition.

Le Canon 100mm f/2

J'ai acheté cet objectif d'occasion, pour un prix dérisoire.

Il est léger, peu encombrant et d'une construction mécanique irréprochable. Il est aussi d'une qualité optique exceptionnelle, certainement le meilleur objectif parmi tous ceux que je possède en terme de piqué. Sur la photo suivante on peut voir que l'on peut presque compter les poils sur le nez du chien...


Canon EOS 5DMII - Canon 100mm f/2

C'est l'objectif parfait pour les portraits. Hautement recommandé.

Le Sigma SD1

L'achat du SD1 est plus le fruit du hasard qu'autre chose. Cet appareil, lancé par Sigma en 2010, coutait au départ 9800$, une somme pharamineuse, plus cher que les Leica ou les meilleurs Canon. La raison était son capteur Foveon de 16 MPix (voir cette page pour comprendre en quoi les capteurs Foveon X3 sont différents des autres capteurs).

Le marketing du SD1 fut désastreux. En deux ans, il passa de 9800$ à 3300$, puis à 2200$ et finalement je l'ai trouvé en décembre 2016 lors d'une promo Amazon à 1000€ en kit avec le 17-50 mm F2,8 EX DC OS HSM.

L'appareil avait été plus ou moins éreinté par la presse spécialisée pour tout un ensemble de (bonnes) raisons. Le capteur foveon était terriblement bruité, empêchant de prendre des photos au dela de 400 ISO (et encore). Aucun logiciel ne parvenait à traiter les images RAW, sauf le logiciel SIGMA, et celui-ci était abominable: lent, pas ergonomique, buggé et incapable de traiter correctement le bruit.
L'appareil lui-même était lent: il fallait plusieurs secondes pour enregistrer une image, temps pendant lequel l'appareil restait bloqué, les rafales étaient limitées à 4 images RAW, puis il fallait attendre que le buffer se vide. D'autre part l'autofocus n'était absolument pas fiable (j'en témoigne, j'ai du renvoyer mon exemplaire au Japon pour essayer de le faire régler, avec des résultats qui restent mitigés...) Enfin le viseur optique donnait l'impression de regarder à travers le trou d'une serrure quand on est habitué aux viseurs d'appareil "full frame" (le SD1 avait un capteur APS-C). En ce qui concerne la colorimétrie, elle était "unique": certains considéraient qu'elle était moins "plastique saturé" que les capteurs Bayer classiques, d'autres qu'elle était juste fausse.
Soyons honnêtes, tout était vrai...

Restait le problème de la résolution du capteur. Celui-ci de taille APS-C faisait 16 MPix, mais Sigma le vendait comme faisant 48 MPix, considérant que chaque photosite capturait en même temps les trois composantes RVB contrairement aux capteurs Bayer qui ne capturent qu'une composante par photosite et doivent reconstruire l'image finale par dématriçage, perdant ainsi de la résolution, d'autant qu'ils utilisent en général un filtre passe-bas pour réduire les artefacts de moirés (voir les articles sur les capteurs et le dématriçage sur ce site pour mieux comprendre).

La meilleure solution dans ce cas est de faire le test soi-même. Ci-dessous deux photos prises avec le même cadrage et presque au même moment, par le SD1 avec le Sigma 10-20 f/3.5 DC HSM (équivalent à un 15-30mm en 24x36) et par un 5DsR avec le Canon 16-35 f/2.8 L III USM.

Sigma SD1 - Sigma 10-20 f/3.5 DC HSM


Canon EOS 5DsR - Canon 16-35 f/2.8 L III USM

Incidemment, on remarquera la différence de colorimétrie par défaut, le Canon tirant plus sur le rouge et le Sigma sur le bleu.
De façon à ce que les détails soient comparables, la photo du Sigma a été upgradée à la même taille que celle du Canon par photoshop, puis on en a extrait un crop exactement de la même taille, exactement de la même zone (l'antenne de télévision).

Sigma SD1 - Sigma 10-20 f/3.5 DC HSM


Canon EOS 5DsR - Canon 16-35 f/2.8 L III USM

Objectivement, je ne vois pas plus de détails dans l'image du 5DsR (en bas) que dans celle du SD1 (en haut), alors que le premier a un capteur Bayer de 50 MPix et le second un capteur foveon de 16 MPix. Le problème serait différent si l'on regardait le bord de l'image, mais la différence vient là de la qualité de l'objectif (le Canon vaut plus de 4 fois le prix du Sigma, et il est beaucoup moins mou sur les bords) et non de la résolution du capteur.

Le fait que Sigma ait raison sur la résolution du capteur Foveon ne règle pas les autres problèmes du SD1. Mais le SD1 a d'autres qualités malgré tout. En particulier, étant au format APS-C, l'ensemble appareil+objectif est plus petit et moins lourd que son équivalent "full frame".
Personne ne ferait de reportage sportif avec le SD1; mais pour faire de la photographie de portrait, voire de paysage, c'est un appareil unique qui a encore aujourd'hui des zélateurs dévoués. J'ai fait de très bonnes photos avec lui (et j'en ai aussi raté plus qu'avec mes Canon).

Les objectifs pour le SD1

Le 17-50 f/2.8 EX DC OS HSM

C'est l'objectif livré en kit avec le SD1 et il est très bon. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, cet objectif accroche même certains "primes", et sa version pour Canon est supérieure à l'équivalent Canon. Il est nécessaire de diaphragmer un peu (il est mou à 2.8) mais il est sinon irréprochable. Il appartient à la gamme EX (excellence) de Sigma, et le justifie. Il est équivalent en "full frame" à un 25-75, c'est à dire la gamme des zooms trans-standards classiques. De plus il est stabilisé.


Sigma SD1 - Sigma 17-50 f/2.8 EX DC OS HSM

Le 10-20 f/3.5 EX DC HSM

Objectif vendu à un prix très raisonnable, équivalent à un 15-30mm en "full frame". Qualité malheureusement médiocre sur les bords, en particulier à 10mm, même en diaphragmant; c'est à 15mm qu'il est le meilleur. Le centre est excellent à toutes les focales même à pleine ouverture..


Sigma SD1 - Sigma 10-20 f/3.5 DC HSM

Un excellent objectif, vu le prix payé.

Interlude: le leica M9

Après avoir acheté le RD-1, j'ai commencé à prendre le virus des appareils à visée télémétrique, essentiellement pour leur discrétion. Ce sont des appareils qui, de façon un peu mystérieuse d'ailleurs, se fondent dans le paysage. Ils sont certes plus petits que leurs homologues reflex, mais un M9 a tout de même une taille assez respectable.

Je pense qu'il y a dans l'imaginaire collectif comme une forme de sympathie pour des objets qui ont un look un peu vintage, et qui sont sans doute associés à des photographes mythiques. Je n'ai jamais eu la moindre difficulté à prendre des photos avec le M9 sur les marchés et dans les lieux publics bondés, ce qui n'est pas le cas avec les reflex.


Leica M9 - Konica-M Hexanon 28mm f/2.8

Le M9 a été complété par un Konica Hexanon 28mm.

Cet objectif est moins cher que les leicas équivalents, pour une excellente qualité optique.

Le 5DsR

Le 5DsR a aussi été acheté sur une fin de série en "grey market". Vendu initialement autour de 4000€, je l'ai obtenu début 2020 pour 1000€ 5 ans après sa sortie.

C'est un appareil qui avait été relativement critiqué par la presse spécialisée. On lui reprochait une performance médiocre dans les ISO élevés (ce qui est vrai comparé aux Sony équivalents) ainsi qu'un certain manque de dynamique dans les images. Les performances en vidéo étaient également un peu décevantes pour l'époque (il était incapable de shooter des vidéos en 4K). Il avait également souffert de la mode grandissante des appareils hybrides par opposition aux reflex. Enfin, sur la fin de sa carrière, il était "phagocyté" chez Canon par la sortie du 5D Mark IV, meilleur en vidéo. Le résultat fut une baisse de prix spectaculaire et un arrêt de la fabrication, Canon privilégiant sa gamme R/RF.

Il n'en reste pas moins qu'avec un capteur de 50 MPix il reste encore en 2023 l'appareil Canon avec le capteur le mieux défini. Et, comme je l'ai expliqué, cette résolution étant globalement la définition maximale théorique (à quelques Mpix près) pour un capteur "full frame", il risque de le rester.

Son autre avantage est que c'est un Canon. Lorsque l'on est habitué depuis 30 ans à utiliser une marque, on a du mal à changer. Un reflex n'est pas un smartphone et prendre une photo demande de bien maitriser les réglages de l'appareil (focus fait au bon endroit, sous-exposition pour éviter les ciels brulés, blocage du miroir pour éviter les bougés, réglage de la sensibilité ISO, prise de photos en bracketing pour faire de la HDR, etc, etc) Il est donc bien plus reposant de retrouver toutes les commandes aux mêmes endroits et d'avoir des menus qui sont globalement les mêmes. Enfin, c'est un reflex, et je préfère la visée reflex, qui ne présente aucun lag, à la visée électronique des appareils hybrides.
Je ne dis pas que je n'ai pas été tenté de basculer chez un concurrent (Sony pour ne pas le nommer), mais je n'ai pas franchi le pas.

La résolution du 5DsR est en nette amélioration par rapport à celle du 5D Mark II, ce qui m'a à nouveau amené à faire évoluer certains de mes objectifs... Il est probable cependant que ce sera la dernière fois. En dehors, peut être, de la sortie d'un capteur Foveon "full frame" de 50 MPix, je vois mal ce qui pourrait m'amener à changer de boitier et/ou d'objectifs. Le 5DsR dispose d'un autofocus Canon haut de gamme (sans doute moins bon pour le suivi et la reconnaissance de formes que les derniers boitiers, mais il s'en sort fort bien néanmoins...), une qualité d'image exceptionnelle, et il a toutes les qualités que l'on peut attendre d'un appareil photo. Le bruit est remarquablement bien traité par les logiciels spécialisés (DxoPhotoLab par exemple), et je ne fais pas de vidéo...


Canon EOS 5DsR - Canon EF 16-35mm f/2.8 L III USM

Les objectifs pour le 5DsR

Le canon EF 16-35mm f/2.8 L III USM

Le 17-40 f/4 L a fini par montrer ses limites sur le 5DsR. Je me suis donc résigné à le revendre et à acheter la dernière déclinaison (III) du 16-35 f/2.8


Canon EOS 5DsR - Canon EF 16-35mm f/2.8 L III USM

Excellent objectif évidemment. On peut apprécier sur la photo ci-dessue la qualité exceptionnelle sur les bords en particulier.
On peut regretter qu'il ne soit pas stabilisé, même si ce n'est certes pas la coutume sur les petites focales.

Le Sigma 24-105mm F4 DG OS HSM

Le 24-70 f/2.8 L a aussi montré ses limites, il est donc également parti à la revente. J'ai longuement hésité sur son remplaçant avant de me décider pour le Sigma 24-105.


Canon EOS 5DsR - Sigma 24-105mm F4 DG OS HSM | Art 013

Cet objectif a un piqué exceptionnel, et il dispose de la dernière version de l'excellent système de stabilisation Sigma. Il est relativement compact pour sa gamme de focale, et relativement léger également. Il a les défauts de ses qualités; au niveau mécanique, il n'a pas le même "touché" que les Canon série L. La bague de zoom est plus dure, il n'est pas non plus tropicalisé. Nothing's perfect.

Le Sigma 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM

Le 70-300 DO avait déjà montré ses limites sur le 1Ds MarkII, il est bien évident qu'il est largement en défaut sur le 5DsR. Je continuerai cependant à m'en servir pour les grands voyages, avec des journées de marche, parce qu'il reste irremplaçable pour son encombrement et son poids.

J'ai donc choisi de ne pas vraiment le remplacer, mais plutôt d'étendre ma gamme en allant sur un "vrai" télé-objectif. Le Sigma 150-600 est un excellent compromis poids/résolution.


Canon EOS 5DsR - Sigma 150-600mm F5-6.3 DG OS HSM

Il est trés piqué au centre, nettement plus faible sur les bords, en particulier à 150mm et à 600mm. Ce n'est pas un soucis majeur pour un zoom essentiellement destiné à prendre des photos d'animaux divers, comme on peut le voir dans la photo ci-dessus. Finalement, un excellent choix.


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Dernière modification: 09:09, 21/03/2024